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Laura E. Young, rédactrice en chef, MNC

Mark Tewksbury, champion olympique au 100 m dos (Barcelone 1992) et médaillé d’or au 100 m dos aux Outgames Montréal 2006, en compagnie du maître nageur Paul Boisvert (MACC), médaillé 8 fois aux Outgames. Photo par Bernard Charron
Ville de Québec – Bien que Paul Boisvert comptait déjà la distance qu’il parcourait à chaque semaine, le Défi du million de mètres est venu lui révéler « qui sont les autres nageurs cinglés du Canada. Ça m’a amené à me pousser davantage. » Il est parfois arrivé à Paul de tenter de nager 100 km dans un mois, ce qu’il n’aurait pas essayé sans le Défi du million de mètres.

Âgé de 44 ans et membre du club des Maîtres à Contre Courant (MACC) de Montréal, Paul Boisvert a fracassé cinq records provinciaux (deux individuels et trois aux relais), ce qui lui a valu huit médailles lors de la première édition des Outgames qui s’est tenue à Montréal, au mois d’août.

Ce physiologiste de l’exercice (Ph.D.) et kinésiologue accrédité a également franchi la marque du million de mètres et, comme bien d’autres maîtres nageurs, il vieillit aussi bien que les bons vins qu’il aime déguster. En 1994, il nageait trois fois par semaine, atteignant environ 3000 mètres par séance d’entraînement. Maintenant, il nage cinq fois par semaine et parcourt 4000 mètres – parfois davantage – lors de chaque séance d’entraînement.

Quand il n’est pas dans la piscine, Paul fait la promotion des bienfaits et du plaisir d’une saine alimentation et d’une activité physique régulière.

Paul, qui est coordonnateur des activités éducatives de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval, est souvent sollicité par les médias pour commenter l’épidémie d’obésité qui sévit dans notre société. Il travaille à éliminer la malbouffe des écoles secondaires. Son projet d’intervention en matière de saine alimentation est en train de changer progressivement l’environnement alimentaire à De Rochebelle, l’école secondaire qui, avec ses 1200 élèves, est la plus populeuse de la ville de Québec.

Pour faire de l’école un modèle en matière de saine alimentation, on a amélioré la qualité des aliments offerts dans les distributrices et à la cafétéria, en plus de mettre sur pied un bar à salades. En novembre, on a ouvert un bar à sandwiches qui offre des viandes, des légumes et des pains spéciaux. « Nous nous attendons à un énorme succès. Nous sommes en quelque sorte en compétition avec ce qu’offrent les chaînes de restauration rapide situées autour de l’école. La clé du succès est d’y aller par petits pas et d’éduquer le jeune. »

De concert avec une équipe de nutritionnistes qui travaillent avec lui à l’Université Laval, Paul a également rédigé la politique de l’école en matière de santé, politique qui comporte des normes en ce qui a trait à l’alimentation et à l’activité physique. « Ces lignes directrices servent maintenant de guide à la commission scolaire des Découvreurs de Québec, » ajoute-t-il.

Son travail en lien avec l’alimentation touche aussi à sa vie personnelle. Bien qu’il aime cuisiner et manger, il se sent une obligation morale envers la bonne forme physique.

« Mon travail et ma vie se ressemblent. Je mets en pratique ce que je prêche. Bien sûr, mon travail exerce sur moi une sorte de pression. Je ne peux pas souffrir d’embonpoint. Si je ne m’entraînais pas, je ne serais plus en bonne forme physique. Je gagnerais facilement du poids. » Paul dit ne pas pouvoir laisser tomber la natation car cela entraînerait une baisse de son moral et de son niveau d’énergie.

Paul Boisvert a nagé à Shawinigan jusqu’à l’âge de 19 ans. Il était ce que les Canadiens considèrent un nageur de deuxième division, participant à la Coupe de l’Est du Canada et à d’autres compétitions provinciales. Lors du Championnat du Québec de 1981, il s’est classé huitième au 1500 m nage libre, établissant un record régional de 17 minutes 1 seconde.

C’est à l’époque de ses études à l’Université de Montréal qu’il a abandonné la compétition. « J’en avais eu assez. » Bien qu’il nageait par lui-même deux ou trois fois par semaine, ses études en génie et en sciences de l’activité physique étaient exigeantes; il se concentrait sur sa carrière. En tant que stagiaire post-doctoral, il a également voyagé au Japon et en Europe de 1991 à 1994.

Photo par Loren Dolman

De retour à Montréal à l’âge de 32 ans, après avoir entendu parler des MACC, une équipe montréalaise de maîtres nageurs gais, Paul reprend le chemin de la compétition. « Je sentais que j’avais besoin de plus de défis et de soutien que de nager par moi-même. »

« Les maîtres nageurs m’ont apporté la discipline et l’aspect social. Je pouvais non seulement partager avec eux les entraînements de natation mais aussi de l’amitié. Cela constituait pour moi la combinaison parfaite. »

Les nageurs des MACC ont un sens aigu de la communauté. « Chaque samedi soir, après l’entraînement, nous sortons dîner ensemble, » dit-il.

En 1998, Paul déménage à Québec. À l’heure du bain libre du midi, il se met à nager au centre sportif de l’Université Laval, lequel se situe à l’étage au-dessous de son bureau. Il se joint à un petit groupe qui maintenant réunit surtout des hommes de son groupe d’âge, 40 ans et plus. Il constate avec intérêt qu’il s’agit d’un des couloirs parmi les plus forts et les plus rapides au Canada; le groupe compte des détenteurs de 19 records provinciaux.

« C’est moi qui suis le plus faible nageur du couloir. Ce n’est pas très bon pour mon estime de moi car je sens que j’ai une faiblesse. Cela me met de la pression pour m’entraîner vraiment fort seulement pour faire partie de ce couloir sélect. »

Paul sent également qu’il doit donner le bon exemple car, dans le cadre de son travail, il promeut l’idéal d’un mode de vie sain. « Ma motivation est de demeurer svelte, de contrôler mon poids et de prendre plaisir à manger sainement. »

La motivation de Paul peut sembler négative mais elle découle du besoin de se sentir bien et de rester actif sur le plan physique. « La compétition, ça fait partie de ma personnalité. J’en ai besoin pour donner un but à mon entraînement et pour maintenir ma discipline personnelle. »

Faits en bref
Sa situation familiale? Je ne suis pas marié mais je partage ma demeure et vis une relation avec un homme.
Depuis combien d’années pratique-t-il la natation? Ça fait 12 ans que je nage avec les maîtres (depuis 1994), dans ma deuxième « vie ».
Son style de nage préféré? Le 200 mètres dos – il est détenteur du record provincial, 2004-2005 – ainsi que les 800 et 1500 m nage libre. Il détient présentement dans ces disciplines le record en bassin de 50m chez les hommes de 40-44 ans.
Le style de nage qu’il aime le moins? Le papillon et la brasse. Je suis incapable d’apprendre à nager correctement ces styles.
Les trois principales raisons de son amour des MNC?
La bonne forme physique et le contrôle du poids – Je peux manger tout ce que je veux… ou presque!
Les compétitions et l’établissement d’objectifs – Travailler à mes objectifs et les atteindre.
Partager avec d’autres nageurs mon intérêt pour le sport et mon entraînement.
D’autres sports qu’il aime pratiquer? Le ski alpin, le golf (pour la marche dans la nature), et le kayak (se retrouver seul en harmonie avec le fleuve St-Laurent)
Sa boisson ou son aliment préféré après la pratique du sport? Un gigot d’agneau, une escalope de veau et les petits déjeuners
Ce qu’il lit en ce moment? Des magazines sur la santé et des rapports sur l’industrie alimentaire (Fast Food Nation)
Des conseils pour maintenir sa motivation?
Le Défi du million de mètres m’aide à soutenir mes efforts tout au long de l’année. Mon objectif est de parcourir 20 km par semaine.
L’établissement d’objectifs. J’ai hâte de changer de catégorie d’âge en janvier 2007. Il y a six records provinciaux que je vais tenter de battre!
L’utilisation d’une horloge (pace clock) lors de l’entraînement.
La planification de mon année de compétition (prendre part à des compétitions une fois par mois pour qu’à la fin de l’année j’aie nagé les 18 épreuves de nage) et la préparation nécessaire pour y participer.
Faire de ma séance d’entraînement de natation une priorité à mon horaire quotidien.
La chanson ou la musique qui joue dans son esprit lorsqu’il s’entraîne? Je ne fais jouer aucune musique dans ma tête durant mes séances d’entraînement; j’ai besoin de me concentrer sur un aspect technique.
Avant une course importante, j’écoute Savage Garden.
 
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